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23 février 2026 - Simone Caron iconfb iconth iconbs iconred

Partager sa position, c’est la norme. Comment ce geste en apparence banal transforme-t-il les relations ?

Crédit : Émilie Beaulieu – Les nuages

C’est un vendredi soir tranquille. Vous ouvrez Snap Map, la carte interactive de Snapchat, juste pour voir. Et là, le choc ! Emma et Will sont chez Leila. Flo et Alex en mode fantôme. Votre coeur s’emballe. Tout le monde est réuni, sauf vous. Pourquoi n’avez-vous pas reçu d’invitation ?

Dans un tel scénario, il est facile de sauter aux conclusions. « À l’adolescence, on est particulièrement vulnérable au sentiment d’exclusion, dit Marie-Hélène Véronneau-McArdle, professeure de psychologie à l’UQAM. On s’éloigne de notre famille au profit de nos pairs, le nouveau centre de notre univers. On veut faire partie du groupe ! »

Rapprocher ou exclure?

La géolocalisation peut renforcer les liens. Même à distance, on ressent une connexion avec notre entourage. « Je partage ma position avec mes amies parce que c’est plus simple pour se retrouver, dit Clara, 16 ans. En plus, ça nous permet de savoir si on est au même endroit par hasard. Comme ça, on peut se rejoindre ! »

L’envers de la médaille, c’est le FOMO (fear of missing out, ou la peur de rater quelque chose). Quand on voit nos proches s’amuser sans nous, on peut avoir la sensation de se faire étamper le mot « rejet » dans le front.

La géolocalisation ouvre aussi la porte aux comparaisons. Car soyons honnêtes, l’option « partager » est bien plus attrayante quand on fait quelque chose d’intéressant !

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On en oublie que les réseaux sociaux sont un reflet incomplet de la réalité : une carte ne montre pas le contexte. De quoi laisser beaucoup de place à l’imagination… et au stress inutile !

Désactiver, c’est ok?

Se mettre en mode fantôme, c’est souvent interprété comme si on avait quelque chose à cacher. « La géolocalisation est devenue une norme pour bien des jeunes, au point où il est mal vu de la désactiver trop souvent », remarque Yann Bruna.

La professeure Marie-Hélène Véronneau-McArdle ajoute qu’en amitié, les outils numériques ont transformé les attentes. « On s’attend à savoir ce que font nos ami·e·s en tout temps. Mais ça peut devenir pesant pour les personnes plus privées. Je pense qu’il faut se donner le droit de se déconnecter. »

Quelques conseils pour garder le cap

Entre limites et attentes
Avec qui voulez-vous partager votre position et à quels moments ? Prenez le temps d’y réfléchir. Ayez ensuite une discussion franche avec les personnes concernées pour éviter les malentendus.

Pas avec n’importe qui…
Le partage de position doit être réservé uniquement à des gens de confiance. « Assurez-vous de bien connaître la personne avant de lui donner accès à votre vie privée », suggère Marie-Ève Véronneau-McArdle. N’oubliez pas de mettre à jour votre liste de contacts régulièrement.

Du renfort, s’il vous plaît !
Si une situation vous rend mal à l’aise, n’hésitez pas à en parler. « C’est normal de vouloir régler ses problèmes soi-même, mais il faut parfois savoir demander un coup de main », indique la psychologue.

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Téléphone : 1 800 263-2266
Texto : 514 600-1002

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